Posté par dominique le 22 janvier 2007

PARIS (AFP) — L’ailier Christophe Dominici est en colère contre lui-même et laisse filtrer une rage beaucoup plus diffuse après la défaite du XV de France en demi-finale de la Coupe du monde.

Visiblement, les interrogations s’entrechoquent depuis un certain temps. « Je n’ai pas bien dormi depuis le début de la Coupe du monde », lâche Christophe Dominici, 35 ans.

Des nuits entières à torturer les draps, à chercher une explication sur une contre-performance individuelle face à l’Argentine, en match d’ouverture, prélude à une mise à l’écart. A peine atténuée par les deux essais inscrits face à la Géorgie, qui précédait sa réintégration dans le groupe des 22, pour le quart et la demi-finale. « Je suis en colère, contre moi-même, bien sûr, lâche-t-il. Je me reproche de ne pas être allé au bout de cette compétition. Il faudra faire un bilan ».

Car la source des reproches n’est pas tarie. Christophe Dominici semble maudire la terre entière. A mots couverts, on devine sa rage contre l’encadrement du XV de France, qui ne lui a offert que dix minutes de jeu face aux All Blacks, et vingt face aux Anglais. « Je juge ma performance par rapport au temps de jeu que l’on m’a donné », glisse-t-il.

Surtout, il condamne implicitement certains choix. « Ce n’est pas l’équipe qui a les plus grands talents qui gagne, mais celle qui a les plus grands hommes. Sinon, les All Blacks seraient champions du monde à chaque fois, souligne-t-il. Ce sont les hommes qui font les sélections, et les équipes. Ce sont les hommes qui font l’histoire ».

La frustration perce. Christophe Dominici, qui cite l’exemple de l’Angleterre, fustige à demi-mot le manque d’esprit de révolte du XV de France. « Il aurait peut-être fallu… » L’assertion reste en suspens.

La relation entre l’ailier et son entraîneur, Bernard Laporte affleure. Presque huit ans après, il sera vendredi face à l’Argentine, en match de classement, l’unique survivant de la première équipe alignée par Bernard Laporte, lors de ses débuts à la tête du XV de France, face au pays de Galles, en février 2000. Sujet sensible, plaies purulentes.

« Sûrement parce que je suis son ami, ironise-t-il. On a fait un bout de chemin ensemble, mais j’ai pris des coups. Peut-être que c’était mon destin. Le destin, on l’a en main ».

Jusqu’où ira-t-il ? Sa carrière internationale entamée en 1998 face à l’Angleterre pour la première du XV de France au Stade de France s’arrêtera-t-elle vendredi dans le « vieux » Parc des Princes ?

« Sincèrement, je ne m’y suis pas plongé. Cela n’est pas trop important », concède-t-il. « J’ai plus de forces que vous ne l’imaginez. Il faut simplement savoir où je vais les mettre ».

Puis, il se lève, prend congé et maugrée. « On a remis en jeu beaucoup de sélections, s’agace-t-il. Il fallait que je fasse un grand match contre la Géorgie. C’était pas beau ! Et tout cela après 60 et quelques sélections »… Christophe Dominici est en colère. Peut-être aimerait-il tout oublier et rejouer la Coupe du monde. Remonter le temps, s’arrêter au 7 septembre, avant le coup d’envoi du match d’ouverture face aux Pumas ? « Ca, je le dirai après, dit-il. Quand on perd, cela décuple plein de choses ».

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